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Histoire & Patrimoine

Histoire & Patrimoine

Histoire et patrimoine communal.

La commune de La Remaudière n'avait pas de blason.
Les recherches entreprises depuis de nombreuses années n'ont pas permis de retrouver traces d'armoiries, d'écusson ou de tout autre identifiant historique.
Les élus ont donc demandé a Monsieur Raphaël Vinet aide par Monsieur Michel Pressencé de travailler un projet de blason.

La commune de La Remaudière n'avait pas de blason.

Les recherches entreprises depuis de nombreuses années n'ont pas permis de retrouver traces d'armoiries, d'écusson ou de tout autre identifiant historique.

Les élus ont donc demandé a Monsieur Raphaël Vinet aidé par Monsieur Michel Pressencé de travailler un projet de blason.

Le travail de ces héraldistes réputés a démarré en se penchant sur notre histoire.

Au Moyen-Age le Vignoble Nantais s'appelait le Clissonnais.

Les de Clisson, dont le plus connu est de Clisson V car il fut connétable de France, étaient propriétaires de nombreux domaines, châtellenies et paroisses dans le vignoble.

Olivier V de Clisson né le 23 avril 1336 au château de Clisson et mort le 22 avril 1407 au château de Josselin, est un noble Breton. Représentant le plus illustre de la famille de Clisson, il est le fils d'Olivier IV de Clisson et de Jeanne de Belleville. Accusé d'avoir intrigué avec le roi Edouard III d'Angleterre, son père est exécuté en 1343 sur l'ordre de Philippe VI de France qui l'avait attiré par traitrise a Paris. Réfugié en Angleterre avec sa mère veuve, il est élevé à la cour d'Edouard III avec Jean de Montfort, futur prétendant au trône ducal de Bretagne.

Etre Connétable de France n'est en rien une appartenance au royaume de France, pas plus que Clint Eastwood n'est français après avoir reçu la légion d'honneur. C'est une distinction.

La Remaudière dépendait de la châtellenie de l'Epine Gaudin, en la Chapelle Basse Mer, propriété des de Clisson.

Le lion des de Clisson a donc été retenu pour le blason.

Le champ herminé représente l'appartenance de La Remaudière au Duché de Bretagne depuis le roi Nominoë.

Nominoë (Nevenoe en breton) né vers 800, mort le 7 mars 851 près de Vendôme (l'armée bretonne envahit le territoire franc jusqu'à Vendôme), fut souverain de Bretagne de 845 a 851. Il fut a l'origine de la naissance d'une Bretagne unifiée et indépendante, d'où le qualificatif de père de la Patrie (« Tad ar Vro ») que lui attribue l'historien Arthur de La Borderie au XIXe siècle.

L'hermine, symbole fort de la Bretagne, tout comme la fleur de Lys pour le royaume de France, le trèfle pour l'Irlande, la tête de Maure pour la Corse, le chardon pour l'Ecosse... est présente sur 3 blasons communaux sur 5 dans le Vignoble Nantais ce qui bien sûr confirme l'appartenance séculaire de cette région a la Bretagne (12 siècles précisément).

La diagonale, appelée cotice dans le langage héraldique représente la Divatte, frontière séculaire avec le royaume de France à l'Est et le Duché de Bretagne à l'Ouest, exception faite de la Boissière du Doré qui est bretonne malgré son positionnement à l'Est de la rivière.

Nous aurons l'occasion de revenir sur l'Histoire des Marches Avantagères de Bretagne.

Par délibération du Conseil Municipal en date du 7 juin 2010, ce blason a été retenu et son enregistrement réalisé en préfecture et aux archives départementales.

Les sources d'inspiration :

  • evolutionblasonVille située côté Bretagne de la Divatte. (hormis la Boissière du Doré)
  • Du Vignoble Nantais en Pays Clissonnais. La Remaudière

Description de l'écu :

  • BlasonDe gueules à la cotice ondée d'argent accompagnée à dextre d'un lion d'argent et à senestre d'une grappe de raisin feuillée d'or au chef d'hermine.
  • La cotice représente la rivière Divatte, qui borde la commune, dans son orientation géographique.
  • La grappe de Muscadet symbolise le Vignoble Nantais.
  • Le lion évoque celui des Clisson, chef-lieu du pays.
  • L'hermine pour l'attachement a la Bretagne.

Une création de M. Raphaël VINET
Documentation de M. Michel PRESSENCE


En 1793, face au régime liberticide de la Convention, le sud de la Loire (nord de la Vendée, nord-ouest des Deux-Sèvres, sud de la Loire-Inférieure, sud-ouest du Maine-et-Loire) se soulève. S'ensuit une guerre fratricide qui s'étale de mars à la fin décembre 1793. Parallèlement, le Comité de Salut public, sous l'égide de Robespierre, fait voter (lois des 1eraoût et octobre 1793) et met en oeuvre un plan d'anéantissement et d'extermination de la région de type proto-industriel.



Une page d'histoire de notre commune

En 1793, face au régime liberticide de la Convention, le sud de la Loire (nord de la Vendée, nord-ouest des Deux-Sèvres, sud de la Loire-Inférieure, sud-ouest du Maine-et-Loire) se soulève. S'ensuit une guerre fratricide qui s'étale de mars à la fin décembre 1793. Parallèlement, le Comité de Salut public, sous l'égide de Robespierre, fait voter (lois des 1eraoût et octobre 1793) et met en oeuvre un plan d'anéantissement et d'extermination de la région de type proto-industriel.

Trois phases sont à distinguer : une phase scientifique avec l'essai d'utilisation de gaz, de poison et de mines anti-personnelles ; une phase artisanale avec les noyades, dont celles de Nantes, les décollations avec la guillotine, les sabrages, les exécutions par balle, l'éclatement des crânes… ; une phase pragmatique suite à l'échec patent de ces expériences. Dans ce cadre, le Comité sollicite le recours de l'armée de l'Ouest commandée par le général Turreau.

Les 17 et 24 janvier, celui-ci propose un plan d'extermination et d'anéantissement qui s'appuie sur trois structures : les colonnes infernales, une flottille sur la Loire et un Comité de subsistances.

Le 8 février, le Comité de Salut public lui donne son accord. L'armée se met en marche le 21 janvier 1794 et massacre le canton du Loroux-Bottereau à deux reprises, les 10 et 17 mars.

Nous venons de retrouver par hasard la liste des habitants de la Remaudière qui, dans le cadre de ce « populicide » selon l'expression contemporaine, ont été massacrés ainsi que celle de l'habitat détruit. Le député-maire de Saint-Florent-le-Vieil, monsieur de Charrette, a déposé sur le bureau du président de l'Assemblée nationale une proposition de loi afin de reconnaître ce génocide, proposition co-signée par un certain nombre de députés.

Livres à lire de Reynald Secher : Le génocide franco-français, la Vendée-Vengé, chez Perrin ;

La guerre de Vendée et le système de dépopulation au Cerf. www.reynald-secher-editions.com

La liste des maisons détruitesa été réalisée en 1812 par le Maire Sécher et remis au préfet. 28 maisons au total furent réduites à l'état de ruine. Théoriquement, l'Etat indemnisa les propriétaires ou les héritiers. Mais quel fut le sort des maisons aux familles massacrées dans leur totalité.

la remaudière-old

LES MARTYRS DE LA REMAUDIERE

96 hommes, femmes et enfants massacrés pendant la Révolution

LE 11 MARS 1794

  • Julien Huteau, métayer au Chêne Moreau, 60 ans, époux de Jeanne Grimaud, tué dans les jardins du dit village.
  • Jacques Petiteau, laboureur à la Branlotière, 42 ans, fils de Jacques Petiteau et Marie Macé, tuée dans les Landes Blanches du Doré.
  • Claude Suteau, métayer au Chêne Moreau, 55 ans, époux de Perrine Oger, tué dans les rue de la Mostière.
  • Françoise Bareau, 60 ans, épouse de François Burot, laboureur au Bordage Cognée, tuée sur les terres de la dite métairie.
  • Mathurin Nau, 48 ans, laboureur à la Minaudière, époux de Anne Baron,tué sur les terres de la Borderie.
  • Joseph Martin, domestique au Chêne Moreau, fils de Joseph Martin et de Renée Pineau de Vallet, tué sur les terres de la dite métairie.
  • Jacques Joubert, 72 ans, laboureur à la Chapelle aux Moines veuf de Jeanne Le Roux, tué sur les terres de la dite métairie.

LE 17 MARS 1794

  • Guillaume Poilâne, métayer à la Savinière, 60 ans, tué sur les terres de Ste Catherine
    • Sa femme Marie Oger, 55 ans, tuée sur les terres de la Savinière
    • Leur fille Marie Poilâne, 25 ans, épouse de Jean Garciau de la Savinière, tuée sur les terres de la Savinière.
    • Son fils Jean Garciau, 7 mois, tué au même lieu.
  • Vincent Moreau, 60 ans, laboureur à la Robinière, époux de Marie Gourdon, tué près de la Croix Bigeard.
    • Son fils Pierre Moreau, 15 ans tué dans les prés de Ste Catherine.
  • Jean Martin, laboureur au Champ Ménard, 72 ans, veuf de Françoise Samson, tué dans les jardins de la maison neuve de Vallet.
  • Perrine Chateigner, de la Harassière, 24 ans, fille de Jean Chateigner et de Mathurine Suteau, tuée dans un champ de la dite métairie, prés du bourg
    • Sa Soeur utérine Madeleine Macé, de la Harassière, 22 ans, fille de feu Louis Macé et de Mathurine Suteau, tué dans les Pâtis de Pré Bourneau, près les Landes de Ste Catherine.
  • Michel Jouis,du bourg, 57 ans, époux de Marie Viau, tué dans les Landes de Ste Catherine, près la Croix Rouge.
  • Pierre Grangeau, farinier à la Robinière, 46ans, époux de Marie Camus, tué sur les terres de la Sartinière en Landemont.
  • Jeanne Supiot, 43 ans, épouse de Jean Bahuaud, métayer à la Touche, tuée dans le Pâtis de la Ménardière
    • Ses enfants
      • Marie Bahuaud, 19 ans
      • Jean Bahuaud, 18 ans
      • François Bahuaud, 12 ans
      • Jeanne Bahuaud, 10 ans
      • Jacques Bahuaud, 2 ans tués au même lieu.
  • René Tainguy, de la Basse Renouère, 22 ans fils de René Tainguy et de Madeleine Sauvestre tué dans les Landes de Ste Catherine
  • Philippe Guissaud, tisserand de l'Angreverie, 50 ans, tué dans les Pâtis de la Brenière.
    • Sa femme Perrine Bondu, tuée au même lieu
    • Leur fils Philippe Guissaud, tué au même lieu
  • Pierre Moreau sabotier, à la Renouère, 50 ans tué dans les Pâtis de la Ménardière
    • Leurs enfants :
      • Renée Moreau,10 ans tuée dans les Pâtis de la Ménardière
      • Marie Moreau,12 ans tuée près de l'étang de l'Aujardière.
  • Jean Mabit de la Renouère, 72 ans, tué dans un champ de la Basse Renouère
    • Sa femme Jeanne Bondu,57 ans, tuée dans le Pâtis de la Ménardière
  • Jean Mabit, 40 ans tisserand à la Renouère, tué sur les terres de la Tour Gasselin dans le Loroux.
    • Sa femme Jeanne Bigeard, 39 ans, tuée dans les Pâtis de la Ménardière.
    • Leur fils Pierre Mabit, 6 ans tué au même lieu.
  • Marie Bigeard, 34 ans, épouse de Pierre Mabit, tisserand à la Renouère, tué dans les Pâtis de Ménardière.
    • Sa fille Marie Mabit, 1 an, tué au même lieu
  • Marie Guissaud, 39 ans, fille de feu Pierre Guissaud, laboureur à l'Angreverie et de feue Jacquine Laurent, tuée au Pont de la Bronière dans le Loroux.
  • Julienne Sébileau, 30 ans, épouse de Jean Babonneau,
  • laboureur à la Ménardière, tuée dans les Pâtis de la Ménardière.
  • Pierre Redureau, 57 ans, métayer à Ste Catherine, tué dans le taillis de la Bronière.
    • Sa femme Jeanne Mercier, 77 ans, tuée sur les terres du Chatellier dans le Loroux
  • Mathurine Suteau, 13 mois, fille de Jacques Suteau et de Françoise Redureau de Ste Catherine, tuée sur les terres de Ste Catherine.
  • Jean Sébileau, 64 ans, laboureur au pré Bourneau, veuf de Jeanne Sécher, tué dans le clos du Pré Bourneau.
  • Perrine Viaud, 63 ans, veuve de Pierre Sébileau, laboureur à l'Aubertière, tuée dans les champs de la Ménardière.
  • Jean Petiteau, 62 ans, laboureur à Ste Catherine, tué dans les prés de Ste Catherine.
    • Sa femme Jeanne Redureau, 63 ans, tuée au même lieu.
  • Mathurin Delumeau, 56 ans, laboureur aux Moussières, époux de Renée Bodineau,tué sur les terres de l'Aujardière.
  • Pierre poilâne, 38 ans, métayer à la Savinière, fils de feu Julien Poilâne et de Jeanne Pétard,tué dans les Pâtis de la Ménardière.
    • Sa femme Marie Babonneau, 38 ans, fille de Jean Babonneau et de Perrine Pineau,tués sur les terres de la Savinière.
    • Leurs enfants
      • Jean Poilâne, 8 ans
      • Jeanne Poilâne, 5 ans
      • Henriette poilâne, 18 mois tués au même lieu
  • Jeanne Poilâne, 30 ans, fille de René Poilâne et de Marie Petard de la Savinière, tuée sur les terres de la Ménardière,
  • Jeanne Pétard, 60 ans, veuve de Mathurin Lechat de la Savinière, tuée sur les terres de la dite Métairie.
  • Marie Pétard, 66 ans, épouse de René poilâne de la Savinière, tuée sur les terres de la ménardière.
  • Marie Brelet, 62 ans, épouse de Joseph Tessier,farinier à la Hiardière, tué sur les terres de la Rinière de Beauchêne,
    • Ses enfants
      • Jeanne Tessier, 26 ans tuée au même lieu
      • Pierre Tessier, 18 ans, tué sur les terres del'Aubertière.
  • Julien Terrien, 58 ans, épouse de Jean Brelet, farinier à la Hiardière, tuée sur les terres de L'Aubertière.
  • Jean Brelet, 68 ans, veuf de la susdite Julienne Terrien, farinier à la Hiardière, fut tué dans les vignes du Quarte- ron en Landemont le 26 juillet de la même année
  • Julien Pasquereau, 25 ans, fils de Julien Pasquereau, laboureur aux Moussières, et de Jeanne Babonneau, tué sur les terres de la Grande Giraudière.
  • Renée Sébileau, 15 ans fille de Joseph Sébileau, laboureur à l'Etardière et de René Guérin,tuée sur les terres de la Bronière.
    • Sa soeur Mathurine Sébileau, 9 ans, tuée au même lieu
  • René Petiteau, 63 ans, laboureur, à l'Etardière, tué près le Chatelier dans le Loroux.
    • Sa femme Perrine Bondu,50 ans, tuée au même lieu
  • Mathurine Mercier,59 ans, épouse de Jean Letourneux, laboureur à l'Etardière, tué sur les terres de la Ménardière.
  • Pierre Mercier, 54 ans, tisserand à l'Etardière, époux de Jeanne Bondu, tué près de la métairie de Ste Catherine
    • Son fils Pierre Mercier, 7 ans, tué sur les terres de la Ménardière.
  • Mathurine Pétard, 17 ans fille de Louis Petard, laboureur à l'Etardière, et de Mathurine Babonneau,tuée sur les terres de la Ménardière.
  • Joseph Sébileau, 48 ans, de l'Etardière, fils de Jean Sébileau et de Jeanne Oger, époux de Marie Camus tué près la Basse Renouère
  • Julien Sébileau, 45 ans, laboureur à l'Etardière, tué sur les terres de Ste Catherine.
    • Sa femme Louise Babonneau,41 ans, tuée sur les terres de la Ménardière.
    • Leurs enfants
      • Marguerite Sébileau, 9 ans
      • Louise Sébileau, 7 ans
      • Julien Sébileau, 3 ans, tués au même lieu.
  • Michel Maugé, 35 ans, laboureur à l'Etardière, fils de Jean Maugé et de Jeanne Trébuchet, tué près du cimetière.
  • Michelle Cussonneau, 70 ans, épouse de Michel Babonneau à la Ménardière, tuèe sur les Pâtis de la dite Métairie.
  • René Sécher, 40 ans, époux de Perrine Ripoche, laboureur à la Basse Renouère tué sur les terres de la Touches.
  • Perrine Pineau, 75 ans, veuve de Jean Babonneau, laboureur à la Ménardière, tuée sur les terres de la dite métairie.
  • Perrine Babonneau, 38 ans, épouse de Guillaume Sécher, laboureur à la Ménardière, tuée sur les terres de la dite métairie
    • Son fils Guillaume Sécher, 3 ans tué au même lieu
  • Jeanne Bondu, 40 ans, épouse de Mathieu Pecusseau, laboureur à la Ménardière, tuée sur les terres de ladite métairie
    • Ses enfants
      • Mathieu Pécusseau, 9 ans
      • Jean Pécusseau, 7 ans
      • François Pécusseau, 4 ans tués au même lieu.
  • Jacques Barillé, 67 ans, laboureur à la Petite Enaudière, fils de Jean Barillé et de Françoise Viau, tué dans les Pâtis de Ménardière
  • Perrine Breton, 40 ans, épouse de Jean Pécusseau, laboureur à la Grande Enaudière, tuée sur les terres de la Harassière
    • Son fils Jean Pécusseau, 5 ans tué au même lieu
  • Jeanne Redureau, 25 ans, épouse de Louis Macé, tisserand à la Gagnerie, tuée dans le champ Brelet près le bourg
    • Ses enfants
      • Jeanne Macé, 4 ans
      • Rose Macé, 2 ans
      • Louis Macé, 6 mois tués au même lieu
  • Jean Macé, laboureur à la Savaterie, 62 ans époux de Louise Durand, tué dans le Pâtis Marchais, près l'Aujardière
  • Julienne Marchais, 28 ans, épouse de Jean Macé, laboureur à la Savaterie, tuée dans le champ Brelet près le bourg
    • Sa fille Jeanne Macé, 4 ans, tuée au même lieu
Tous les corps furent enterrés dans l'ancien cimetière de la Remaudière situé près de l'église, sauf ceux de Jacques Petiteau de la Branlotière enterré au Doré, et de Jean Brelet de la Hiardière, enterré à Landemont.

Etat des maisons détruites sur la Remaudière

(Pour mémoire, 96 hommes, femmes et enfants massacrés pendant la Révolution sur notre commune)

Le génocide perpétré dans le vignoble nantais, lesMauges, leCholetais et le Nord du Bas-Poitou (actuellement Nord de la Vendée) est peu dévoilé dans l'Histoire officielle.

Le concept de Vendée Militaire est un concept post-révolutionnaire, voulu par les monarchistes. Aujourd'hui, la confusion entre la Vendée Militaire et le département de Vendée est entretenue par les élus Vendéens qui en tirent une notoriété importante. Sous l'ancien régime, leBas Poitou a aussi connu des massacres. Le Sud de l'actuel Vendée (Fontenay, Luçon), à l'image de Rochefort, la Rochelle, la Saintonge, était composé d'une importante population de confession protestante. Sous LouisXIII,on sait les massacres que les armées de Richelieu ont perpétré dans ces contrées.C'est là qu'il faut chercher les raisons d'une non-adhésion aux soulèvements contre-révolutionnaires du sud de l'actuelle Vendée et de l'Ouest en général .

Pour revenir à notre commune de la Remaudière, nous reproduisons ici la liste des maisons et gentilhommières détruites en 1794 au passage des colonnes infernales.

Cette liste a été établie par Sécher maire , le 15 juillet 1812. Sous la signature la mention :

Vu pour être transmis à Monsieur Le Préfet en Sous-Préfecture à Nantes le 26 décembre 1812. Le Sous-Préfet en congé, le conseiller de Préfecture (signature illisible)

Nom du Propriétaire

Date de la Destruction
de la maison

Ont-elle été reconstruites
et à quelle date

Bureau de la Gaudinière Maison de Maître
à l'Aubretière Mars 1794
est encore incendiée

Bureau de la Gaudinière

Les deuxmétairies
de L'aubretière Mars 1794
1799
Bureau de la Gaudinière Bordage de la Martière Mars 1794 une partie en 1799 le reste encore incendiée
Bureau de la Godinière

Bordage du Champ Ménard Mars 1794

une partie en 1799 le reste encore incendiée

NB : L'Aubertière s'orthographiait l'Aubretière

Chiron Mathurin 1794 Non reconstruite
Gourdon Jacques 1794 1811
Cussonneau Pierre 1794 1795
Sécher Pairine 1794 1797
Idem 1794 1796
Idem 1794 Non reconstruite
Idem 1794 Non reconstruite
Monsieur Langlais 1794 1795
Idem 1794 1809
Idem 1794 Non reconstruite
Idem 1794 Non reconstruite
Filion Jacques 1794 1809
Idem 1794 1802
Bariliè Jacques 1794 1794
Idem 1794 Non reconstruite
Sécher Jean 1794 1795
Oger Joseph 1794 1795
Huteau Pierre 1794 1795
SécherJoseph 1794 1798
Idem 1794

Non reconstruite

Halberd Joseph 1794 1799
Guiseau Jean 1794 1804
Gourdon Pierre 1794 1802
Idem 1794

1802

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