Retour à la page d'accueil du site
Menu
Histoire & Patrimoine

Histoire & Patrimoine

Histoire et patrimoine communal.
­­­­­­­­­­­­­­­­­­­

Histoire de La Remaudière

Sommaire

­­Situation de la commune de La Remaudière dans le département de Loire-Atlantique

Protohistoire­

Antiquité

Moyen-age

Une page d'histoire de notre commune

Les domaines fonciers

Le XIXème et XXème siècle

Blasonnement


La Remaudière est une commune de l'Ouest de la France, située dans le département de la Loire-Atlantique (anciennement Loire-Inférieure), en région Pays de la Loire, située aux limites de la Bretagne et de l'Anjou.
Toponymie
Le nom de la commune « Remaudière » viendrait du patronyme germanique « Hraban-wald » avec le suffixe « aria » qui évoque le lieu, le domaine en latin. A. DAUZAT et Ch. ROSTAING complètent en 1963 dans le « Dictionnaire étymologique des noms de lieux de France » en parlant de RAMAUDERIA au XIVème siècle.
Sa Géographie

­­­Situation de la commune de La Remaudière dans le département de Loire-Atlantique­

C'est une commune de la Loire-Atlantique, située au sud-est du Pays nantais (pays historique), dans le Vignoble nantais (pays traditionnel). Son bourg est excentré à 1,5 km de sa partie ouest et à 8Km de sa partie est. Sa superficie est de 1299 ha. Sa population de 1 253 habitants en 2016.
Le vignoble, dans la région nantaise, apparaît dès l'époque gallo-romaine. Il souffrira énormément des invasions et ne sera reconstitué qu'au XIème siècle. C'est au XVIème siècle que le cépage du Gros Plant « la Folle blanche » apparaît. Il faudra attendre le XVIIème siècle, après un hiver rigoureux qui détruisit en grande partie le vignoble, pour que des moines ramènent de Bourgogne le cépage Melon, à partir duquel est produit le Muscadet.
Aujourd'hui le Vignoble Nantais est essentiellement connu pour le Muscadet et dans une moindre mesure le Gros-Plant, plus récemment le Chardonnay, le Gamay, le Cabernet, Pinot noir et l'Abouriou.
Les communes limitrophes sont Le Loroux-Bottereau, La Boissière-du-Doré, La Regrippière, Vallet et Le Landreau en Loire-Atlantique, L'Orée d'Anjou et Montrevault-sur-Evre en Maine-et-Loire.
La Remaudière fait partie du canton de Vallet et de la Communauté de Communes Loire-Divatte. Une étude est en cours actuellement pour fusionner la CCLD et LA CCV afin de rendre leurs territoires identiques à celle du Canton.
La Remaudière est située à 10 Km au nord de Vallet et 30 km à l'est de Nantes. La commune est arrosée par de nombreux ruisseaux dont la Sensive, l'Ebaudière, la Touche. Elle est séparée du Maine-et-Loire par la Divatte (nom d'origine Gallo-Romaine) et le Roger.


Protohistoire

Les premières traces de vie humaine sur notre territoire dates du Néolithique, période datée de 7000 ans à 3300 ans av. J.C. où l'homme se sédentarise, découvre l'agriculture et l'élevage ainsi que la poterie. Il découvre les haches polies et quelques pointes de flèche. L'âge du bronze et à l'âge du fer (de 3300 av. à 450 avant J.C.) correspond au début de la métallurgie mais n'ont livré que peu de témoignages.
Entre 500 et 600 av. J.C des tribus celtes venues de l'est investissent le territoire qui correspond aujourd'hui à la France. L'une d'elle occupe le Nord Loire les Namnètes et crée leur capitale au confluent de l'Erdre et de la Loire, une petite partie de Nantes actuelle. Au sud Loire, les peuples Ambilâtres et les Anagnutes se situent de part et d'autres d'une rivière la Sèvre. Nous pouvons supposer que nous sommes les descendants de l'un d'eux.


Antiquité

Les romains distinguent par le nom de Gaulois (Galli) les celtes situés entre le Rhin et les Pyrénées. C'est ainsi que nous rencontrons des vestiges celtes presque partout en France. En 58 av. J.C., Jules César envahit la Gaule. En 56 av. J.C, les Vénètes dont la capitale est Vannes se révoltent. Ils sont alliés des Ambilâtres et des Anagnutes. Jules César, allié des Pictons, dont la Capitale est Poitiers lance une contre-offensive et gagne la bataille. En représailles, ces deux peuples sont rattachés au Poitou afin de priver les armoricains du contrôle de la Loire.
Lors de la réorganisation Augustéenne de la Gaule, tout le sud de la Loire avec le pays de Retz et les Mauges fait partie de la grande province d'Aquitaine tandis que le nord Loire appartient à une autre grande province la Lyonnaise qui va de l'Armorique à Lyon en passant par Paris. De cette époque, une voie Gallo-Romaine passe sur notre commune, elle reliait Ratatium (Rezé) à un oppidum Gaulois « Segora » basé au Fief-Sauvin. Ratatium, important port fluvial, servait de relais avec les ports maritimes de l'estuaire Portos-Secor (baie de Bourgneuf) et Corbilio (Couëron). De cette époque date le pont gallo-Romain de Mondolinum (Mouzillon), pont pédestre à trois arches de style roman dont une de style Gothique. Plus proche de nous, la Chapelle Saint-Barthélémy à Saint-Julien de Concelles est construite sur d'anciens thermes romains.
Converti au christianisme, l'empereur Constantin accorde la liberté de culte en 313. Notre région fût alors évangélisée par Saint-Martin de Tours légionnaire devenu moine puis évêque de Tours (le tympan de notre église s'inspire d'un épisode de sa vie). Au début du Vème siècle la région verra plusieurs invasions venues de l'est puis la Chute de l'Empire Romain en 476. Mais ce n'est qu'au VI ème siècle que la paroisse est fondée par Saint-Martin de Vertou diacre de l'évêque Saint-Félix de Nantes. Le christianisme est désormais bien présent : abbayes et monastères se développent.


Le moyen-age

Après la victoire de Clovis en 486 à Soissons, les Francs s'installent en Gaule avec la dynastie des Mérovingiens puis ce fût le tour des carolingiens avec Pépin le Bref en 751 et vint le couronnement de Charlemagne Empereur d'occident en 800. A sa mort, son fils Louis 1er lui succède, à la mort de celui-ci l'empire est divisé par le traité de Verdun en 843. L'un de ses 3 fils : Charles le Chauve récupère la Francie occidentale qui allait devenir la France. Les grands aristocrates régionaux profitent de la faiblesse du pouvoir royal pour s'émanciper progressivement. Ce territoire est très vite en proie au raid de Viking (ou Normands) remontant les fleuves tels que la Loire, la Sèvre-Nantaise et la Divatte et s'installe dans les Mauges en 853. Les abbayes sont détruites, entrainant l'exil des moines. Ceux de Noirmoutier quittent l'ile emportant avec eux les reliques de Saint-Philibert, les moines disciples de Saint-Martin de Vertou fuient également. C'est la fin de la dynastie des Capétiens.


En 938, Alain Barbe-Torte met fin à la présence normande et s'impose comme Duc de Bretagne. Il fait de Nantes la capitale du duché et renforce ces défenses. En 942, afin de s'attirer ses bonnes grâces, Guillaume Tête d'Etoupe alors comte de Poitiers, donne à Alain Barbe-Torte les trois pagi : les Mauges à l'est, D'herbauge à l'ouest, de la Sèvre et de Tiffauges au centre. Ces pays passent du Comté du Poitou, auxquels ils étaient rattachés depuis 56 av. J.C. au Duché de Bretagne. Ce qui permet la construction de la forteresse de L'épine Gaudin (village actuel de la Chapelle-Basse-Mer) dont la fonction est de surveiller la Loire contre les Normands. C'est à un de ses chefs que devons la fondation du Bourg de La Remaudière qui n'est pas le bourg actuel. La Remaudière relève alors du marquisat de Goulaine et elle est administrée par les fonctionnaires seigneuriaux du Loroux. Au début du XIème siècle, Foulques III Nerra, dit le Faucon noir, Comte d'Angers agrandit son domaine en conquérant les Mauges dont le Château de Champtoceaux et le pagus sur lequel il se situe comprenait la Paroisse de La Remaudière. Celle-ci dépendait donc de la baronnie de Champtoceaux située en Anjou.


En 1224, le roi de France Louis VIII offre le territoire en récompense au duc de Mauclerc, duc de Bretagne à condition que ce territoire garde les us et coutumes d'Anjou. En 1341, Jean III duc de Bretagne meurt. Débute alors la guerre de succession de Bretagne où Charles de Blois aidé de Bertrand du Guesclin et soutenu par les Français affronte Jean de Montfort soutenu par les Anglais. Après les premiers combats, Charles de Bois est maitre de Nantes : les Seigneurs de Clisson, d'Ancenis mais également du Loroux-Bottereau reconnaissent Charles de Blois pour leur Duc. Cependant, la famille de Montfort ne renonça pas à ses souhaits de pouvoir. En 1381, un traité sera signé qui mettra un terme à ces querelles : Charles de Blois restitue le Duché au Duc Jean IV. Cela permettra à la Bretagne de retrouver une nouvelle stabilité.


En 1491, le mariage d'Anne de Bretagne avec Charles VIII, puis en 1499 son second mariage avec Louis XII préparent l'union de la Bretagne à la France. Mais ce n'est qu'en 1532 que la Bretagne devient une province de France suite au mariage de Claude de France, fille d'Anne de Bretagne avec François 1er
Au XVIIème siècle, Nantes est un grand marché international d'où partent beaucoup de toiles de lin et de chanvre vers l'Espagne et les Provinces Unies.


Au cours du terrible hiver 1708-1709, presque tous les blés périrent. Jamais homme n'avait parlé d'un pareil hiver, il s'en suivit une terrible disette. Les arbres les plus durs comme les chênes, les buis, les noyers et les arbres fruitiers en sont morts. Durant cette période difficile, le père Louis-Marie Grignion de Montfort, prédicateur reconnu est venu en mission à La Remaudière et à La Boissière. La mémoire vivante des habitants en garde trace jusqu'à ce jour : on dit que le saint protégea nos paroisses "de la rage et de l'orage".


Jusqu'en 1766, la paroisse de La Remaudière avait deux trêves (ou succursale) La Boissière et St Christophe la Couperie. Le 4 février, Monseigneur Pierre Mauclerc de la Muzanchère, évêque de Nantes, prononce le décret de désunion de la Paroisse de St Christophe la Couperie.
Au XVIIIe siècle, Nantes et ses alentours continuent à prospérer grâce au commerce avec les Antilles (traite des Noirs). La ville, dans la première moitié du siècle, est le premier port Français à assurer le tiers de la traite des noirs française. Cependant, la campagne ne suit pas le développement de la ville. Les écarts se creusent. Les récoltes insuffisantes, la mortalité infantile et les diverses maladies font payer un lourd tribut à la population. Chaque couple met au monde entre six et dix enfants, bien souvent seulement la moitié de cette fratrie atteindra l'âge de six ou sept ans. A La Remaudière, l'activité principale des habitants est l'élevage, la polyculture et la vigne concentrée autour des métairies et borderies. A celle-ci, développées sur les pentes et les plateaux, s'ajoute, en particulier dans le bourg un petit artisanat textile.


Sous l'Ancien Régime, juridictions provinciales et ecclésiastiques d'entrecroisent. Le territoire diocésain ne suit quasiment jamais le territoire de la province. En effet, les frontières n'étaient pas nettement délimitées comme aujourd'hui, mais formaient des zones-tampons plus ou moins floues. Entre l'Anjou et la Bretagne, cette zone frontalière s'étirait sur plusieurs kilomètres. On distinguait les marches communes d'Anjou et de Bretagne (La Remaudière et La Boissière) et les marches avantagères à l'Anjou sur la Bretagne (canton de Champtoceaux + Le Fuilet). « Nous sommes au bon Dieu de Bretagne et au diable d'Anjou » clamaient avec humour les habitants des paroisses du diocèse de Nantes placées dans la province d'Anjou. Par contre, les habitants de La Remaudière et de La Boissière bénéficient en outre et cela est loin d'être négligeable de privilèges douaniers, liés à leurs situations géographiques particulières. En effet, le commerce peut circuler sans acquitter les importants droits de douane entre les provinces et ceci tant que les marchetons (habitants des marches) les accompagnent.


En 1789, à La Remaudière, sont dénombrés 979 habitants, répartis en 140 feux. Du 1er au 8 avril 1789, ont lieu les états généraux du Loroux-Bottereau pour la rédaction des cahiers de doléances. La Remaudière était représentée par 41 personnes. Cette prépondérance paysanne explique aussi le faible nombre de signatures (7 sur 41). Le 7 avril, aura lieu l'élection des députés représentant chaque paroisse à l'assemblée de la Sénéchaussée de NANTES : Jean Mabit de la Renouère et Pierre Bouchereau meunier à la Mostière y figurent.
La nuit du 4 août, nuit de l'abolition des privilèges voit la fin de l'autonomie de la Bretagne, divisée alors en 5 départements dont la Loire-Inférieure.


L'année 1790 voit la création des communes correspondant aux territoires des paroisses. Les campagnes s'embraseront réellement au vote de la constitution civile du clergé, puis en 1793 à la levée de 300 000 hommes par tirage au sort. Notre territoire, notamment au Loroux-Bottereau, se rebelle
Les habitants de La Remaudière se joignent massivement au soulèvement de 1793. C'est le début de la guerre de Vendée qui verra de nombreux affrontements et massacres. Les Blancs (contre-révolutionnaires) sont maîtres de nos campagnes et du vignoble. Les Bleus (les républicains) sont sur les bords de Loire et la côte.
A La Remaudière, les Bureaux propriétaires de l'Aubretière (Aubertière) eurent un rôle important. L'un d'eux connu sous le nom de « poil Roux » refusait encore en 1799 de signer un acte de soumission au chef républicain.

Une page d'histoire de notre commune

En 1793, face au régime liberticide de la Convention, le sud de la Loire (nord de la Vendée, nord-ouest des Deux-Sèvres, sud de la Loire-Inférieure, sud-ouest du Maine-et-Loire) se soulève. S'ensuit une guerre fratricide qui s'étale de mars à la fin décembre 1793. Parallèlement, le Comité de Salut public, sous l'égide de Robespierre, fait voter (lois des 1eraoût et octobre 1793) et met en oeuvre un plan d'anéantissement et d'extermination de la région de type proto-industriel.

Trois phases sont à distinguer : une phase scientifique avec l'essai d'utilisation de gaz, de poison et de mines anti-personnelles ; une phase artisanale avec les noyades, dont celles de Nantes, les décollations avec la guillotine, les sabrages, les exécutions par balle, l'éclatement des crânes… ; une phase pragmatique suite à l'échec patent de ces expériences. Dans ce cadre, le Comité sollicite le recours de l'armée de l'Ouest commandée par le général Turreau.

Les 17 et 24 janvier, celui-ci propose un plan d'extermination et d'anéantissement qui s'appuie sur trois structures : les colonnes infernales, une flottille sur la Loire et un Comité de subsistances.

Le 8 février, le Comité de Salut public lui donne son accord. L'armée se met en marche le 21 janvier 1794 et massacre le canton du Loroux-Bottereau à deux reprises, les 10 et 17 mars.

Nous venons de retrouver par hasard la liste des habitants de la Remaudière qui, dans le cadre de ce « populicide » selon l'expression contemporaine, ont été massacrés ainsi que celle de l'habitat détruit. Le député-maire de Saint-Florent-le-Vieil, monsieur de Charrette, a déposé sur le bureau du président de l'Assemblée nationale une proposition de loi afin de reconnaître ce génocide, proposition co-signée par un certain nombre de députés.

Livres à lire de Reynald Secher : Le génocide franco-français, la Vendée-Vengé, chez Perrin ;

La guerre de Vendée et le système de dépopulation au Cerf. www.reynald-secher-editions.com

La liste des maisons détruite sa été réalisée en 1812 par le Maire Sécher et remis au préfet. 28 maisons au total furent réduites à l'état de ruine. Théoriquement, l'État indemnisa les propriétaires ou les héritiers. Mais quel fut le sort des maisons aux familles massacrées dans leur totalité.

Le 1er juin 1794, après le passage des colonnes infernales les 11 et 17 mars, Charles Brillaud, recteur de La Remaudière/Boissière lance un appel à la population pour reconstituer les registres paroissiaux (c'est grâce à lui que nous connaissons avec une certaine précision toutes les exactions réalisées envers nos concitoyens durant cette période de trouble).
En 1803, un paysan trouva sous une grosse pierre, le long de la route de la Boissière, un coffret contenant plusieurs dizaines de louis d'or et de pierres précieuses.
Les transports et le réseau prospèrent. C'est en 1847 que se construit la levée de la Divatte qui s'achèvera en 1856.
Entre 1875 et 1882, les ponts cages métallique de Thouaré voient le jour construit par l'ingénieur Bailey.
Le train « Petit Anjou » venant des Mauges direction Nantes passe sur notre commune de 1899 à 1947.

Les Domaines fonciers

Ces domaines se présentaient sous plusieurs dénominations : Ferme, métairie, Borderie.

- Une borderie ou Borde est une petite exploitation agricole qui appartenaient à des propriétaires exploitants. Ceux-ci cultivaient eux-mêmes les terres qui leur appartenaient : souvent deux à trois hectares composés de parcelles excessivement morcelées, auxquels s'ajoutaient également deux à trois hectares loués aux alentours par fermage ou métayage.
- les fermes (de 18 à 25 ha) appartenaient à de riches propriétaires terriens qui louaient leurs terres, les bâtiments agricoles et la maison d'habitation à un paysan. Son fermage se payait en argent.
- les Métairies (de 18 à 25 ha) appartenaient également à de riches propriétaires terriens qui louaient leurs terres, les bâtiments agricoles et la maison d'habitation à un paysan. Son métayage se payait en denrées végétales ou animales tirés de l'exploitation des terres.


  • La principale terre noble fut celle de l'Aujardière appartenant aux de Chambellé, seigneurs de la Cour-Bellière. Le logis était au fond, avec une chapelle, le tout entouré de douves. Pierre Louis de Chambellé, né au Chalonge en Héric, a été longtemps maire au début du XIXe siècle. Le domaine a également appartenu aux Besnard de la Giraudais et aux Bureau de La Boissière.
  • L'Aubretière (Aubertière) comme la Touche appartenaient au Bureau de la Gaudinière en La Boissière.
  • Le Champ-Ménard relevait de la Seigneurie du Marquisat de Goulaine.
  • La Savatterie relevait de la Seigneurie de l'Aujardière.
  • La Basse-Gagnerie et les Mays relevaient de la seigneurie de la Haie-Bottereau.
  • La Chapelle aux Moines (ou Chapvin nom primitif) chapellenie qui relevait du prieuré d'Yseron à Vallet occupé par les Chartreux.
  • Sainte Catherine relevait en partie des seigneuries de L'Aujardière, Beauchêne et la Rongère au Landreau. Ce lieu était également un prieuré de Moines qui relevaient de St Nicolas en le Loroux et ensuite de Ste Radegonde.
  • Le Prieuré d'Iseron (Vallet) et de Ste Radegonde (Le Loroux Bottereau) s'étendaient sur la paroisse, si bien que plusieurs de ces métairies furent vendues pendant la Révolution.
  • La Mostière (ou la Mossetière) ancienne terre seigneuriale appartenait aux Grasset qui fut une famille d'experts, comme les Pasquereau et les Poilasne.
  • La Renouère (l'Arnoire) et la Basse-Renouère (Basse-Arnoire) et ses environs étaient une dépendance du domaine des Moricaud de la Haye et Blouin du Baschet, nobles émigrés dont les biens furent un moment vendus aux bourgeois des environs, puis restitués sous la Restauration. Sous l'Empire, on peut noter la présence des docteurs Fabré de Vallet, propriétaires sur La Remaudière.


Le XIXe et XX siècle

Après les Guerres de Vendée, alors que La Remaudière ne compte plus que 510 habitants, la commune rentre dans une période de reconstruction.
Dans la 2e moitié du XIXe siècle, l'essor de l'activité économique avec le développement de l'artisanat et des commerces vont favoriser cette reconstruction et l'agrandissement du Bourg au dépend des villages proches : la Basse-Gagnerie, la Haute-Gagnerie, la Collinerie. Les artisans vont adopter de nouvelles formes architecturales dans les constructions de l'habitat et des bâtiments d'exploitation, sous l'impulsion des constructions de Clisson et de son modèle : la Maison du Jardinier à la Garenne-Lemot. La brique devient le principal matériau utilisé en élément décoratif des baies et pour souligner les corniches, les arcs, les chaînages, les bandeaux et les décors.

  • En 1855, le 27 Octobre, se sont présentées, accompagnées de leur supérieure générale, deux sœurs destinées à ouvrir une école pour l'éducation des petites filles Sœur Saint-Athanase et la Sœur Aurélie. Demandées par le curé à la communauté de la Pommeraye en Anjou, elles ont pris possession d'un local qui leur a été destiné près du village de la Basse-Gagnerie et le 2 novembre, jour des trépassés, elles ont commencé les exercices de la classe.                                                                                                                                                                                                      
  • En 1856, il y eu une épidémie de Typhoïde à la Savinière. Tous les habitants, excepté un domestique et quelques enfants, en furent atteints. Ils ont été obligés d'abandonner les travaux, chaque maison présentait le triste spectacle d'un hôpital ; la frayeur saisissant les villages voisins, à peine pouvait-on trouver des personnes pour soigner les malades ; François PETITEAU (père), Pierre PETITEAU (fils) ; Joseph PETITEAU (fils) succombèrent. De concert avec les médecins, le Curé fit venir deux sœurs de Saint Vincent-de-Paul qui prodiguèrent leurs soins aux malades et enrayèrent la maladie.
  • 1858, verra la destruction du cimetière qui se trouvait devant la bibliothèque et devant l'église actuelle. On n'y enterrait plus depuis déjà 18 ans.
  • 1862, le 23 avril, début de construction de l'ex école des Filles Ste Marie aujourd'hui école Mixte St Michel.
  • 1869, la construction de l'église actuelle
  • Profitant des lois de 1880, il fut créé une école obligatoire et gratuite. Un des maîtres de l'époque fût Alexis Vinée né à Montoir en 1864 et dont l'épouse était également institutrice. Il est resté 12 ans à La Remaudière. L'inspecteur d'académie l'ayant classé « maître de valeur et pionnier du développement agricole et vinicole ». En 1912, la Clique a été créée.
  • La Guerre 1914/1918, son bilan humain s'élève à environ 9 millions de morts et environ 8 millions d'invalides, soit environ 6 000 morts par jour. Proportionnellement, en nombre de combattants tués, la France est le pays le plus touché avec 1,4 million de morts et de disparus soit 10 % de la population active masculine. La Remaudière a perdu 51 de ses enfants sans compter les handicapés à vie.
  • En 1922, La Remaudière verra la naissance de sa première Coopérative agricole. Pour la première fois, les cultivateurs s'unissent et créent la « Société Coopérative Agricole pour l'utilisation des Machines et instruments Agricoles de La Remaudière », le 9 juillet précisément. Il ne s'agit pas là de faire face à une crise agricole mais de pouvoir, de façon économique, accéder aux machines agricoles fort onéreuses - et plus particulièrement le matériel de battage - qui apparaissent dans ces années. Sur environ 144 exploitants à La Remaudière en 1922, 94 s'engagent en tant que sociétaires, ce qui est remarquable lorsque l'on sait qu'avec cette dénomination « d'exploitant », englobait beaucoup de fermes de 2 à 4 hectares qui n'exploitaient pas de céréales ou qui les faisaient battre par leur voisin.
  • En 1928, l'électricité à la Remaudière est arrivée. Il faudra attendre 30 ans pour que tous les villages soient alimentés.
  • En 1928, le 15 janvier bénédiction de l'école, privée des garçons, St Michel. Le premier directeur d'Ecole fût l'abbé Eveillard prêtre instituteur.
  • La guerre 1939/1945 fut la plus coûteuse en vies humaines de toute l'histoire de l'humanité. On recense plus de 55 millions de morts avec plus de victimes civiles que militaires. La Remaudière a perdu 3 de ses enfants. De nombreuses familles accueillirent des réfugiés du nord de la France et de Belgique ainsi que les Nantais durant les bombardements alliés.
  • En 1956, les premières moissonneuses batteuses arrivent au sein de la CUMA de La Remaudière.
  • En 1956, la grotte, située à la Roche Lima, ancienne carrière de pierre, en bordure de la Divatte, rappelle la grotte de Lourdes. Ce site, imaginé par l'abbé Alphonse Homeau, curé de La Remaudière, est inauguré en 1956 suite à une mission. (par mission, au 20ème siècle, s'entend une évangélisation afin de remobiliser les communautés chrétiennes en milieu rural).
  • En 1956, les régions françaises sont créées. Notre territoire se trouve en Pays de Loire.
  • En 1957, le département de Loire Inférieure prend le nom de Loire-Atlantique.
  • 1966 Création de l'union Sportive Remaudière Boissière USRB
  • 1970 Création au sein du­­­­ Canton du SIVOM devenu District en 1994 puis Communauté de Communes (CCLD) en 2000
  • 1980 les écoles de garçons St Michel et de filles Ste Marie deviennent mixtes (a controler ou 1968 ou 1980)
  • 1980 Création du Syndicat Mixte du Vignoble Nantais devenu en 2007 le syndicat Mixte du Scot et du Vignoble Nantais
  • 1988 La paroisse de Remaudière perd ses prêtres. L'équipe pastorale s'installe au Landreau.
  • 1991 l'école privée Ste Marie devient l'école Saint-Michel et réuni l'ensemble des garçons et filles de La Remaudière.
  • 2004 Remodelage pastoral pour le département sur 293 paroisses initiales il n'en restera plus que 89. La Remaudière passe à la Paroisse Saint-Barthélémy réunissant les 7 anciennes Paroisses du Canton, lieu de résidence le presbytère du Loroux-Bottereau.
  • 2008 Un seul curé pour les Paroisses de Saint-Barthélémy (Loire-Divatte) et de Saint-Vincent des vignes (C.C.de Vallet) le lieu de résidence reste au Loroux-Bottereau.
  • 2015 Fusion des cantons de Vallet et du Loroux-Bottereau au profit du Canton de Vallet


Blasonnement

De gueules à la cotice ondée d'argent accompagnée à dextre d'un lion d'argent et à senestre d'une grappe de raisin feuillée d'or ; au chef d'hermine.

-La cotice, ligne fine, représente la rivière de la Divatte, qui borde la commune dans son orientation géographique.
- La grappe de raisin représente le muscadet et le Vignoble nantais.
- Le lion évoque le blasonnement de gueules au lion d'argent, couronné, lampassé et armé d'or de Clisson, chef-lieu du Vignoble nantais.
- Le chef d'hermine évoque le blasonnement d'hermine plain de la Bretagne, rappelant l'appartenance de la ville au duché de Bretagne. Blason conçu par Raphaël Vinet (délibération municipale du 7 juin 2010).















Agence de création de sites Internet pour les professionnels et les collectivités située à Nantes